Mettre nos pas dans ceux d’Anne-Marie

Mettre nos pas dans ceux d’Anne-Marie

Jallanges, son lieu de naissance

Anne-Marie Javouhey est née en Côte-d’Or le 10 novembre 1779. Aujourd’hui, on peut encore voir sa maison natale. Une plaque rappelle ce moment de l’histoire.

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Maison natale d’Anne-Marie Javouhey

Seurre, son baptême

Elle est baptisée en l’église Saint-Martin, le lendemain de sa naissance. Une jolie statue d’Anne-Marie enfant et un vitrail rappellent cet évènement, au niveau des fonts baptismaux de cette église du XIIIème siècle.

Vitrail de l’église St Martin à Seurre

Chamblanc, la maison de famille et de croissance d’une vocation

Anne-Marie Javouhey, alors surnommée Nanette, a 6 ans quand elle arrive à Chamblanc, dans la maison de son grand-père paternel.

La Maison où Anne-Marie a grandi

A Chamblanc, elle vivra sa 1ére communion mais aussi toute la période révolutionnaire et de la terreur. Là s’enracinent sa foi, son sens du service, sa force et son audace. Elle y accueille l’appel de Dieu et discerne sa vocation…

Anne-Marie Javouhey rassemble les enfants avec un tambour

Encore toute jeune, elle visite les malades, organise des messes clandestines et rassemble les enfants du village pour leur faire la classe et le catéchisme…

A son papa, elle écrit :

Une épouse de Jésus-Christ ne doit être occupée qu’à lui plaire, elle ne doit plus avoir d’autres pensées que d’accomplir sa sainte volonté.

Ainsi le 11 novembre 1798, lors d’une messe dans une grange, elle se consacre à Dieu.

Chalon-sur-Saône, la fondation

Après des essais infructueux de vie religieuse à Besançon aux côtés de Jeanne-Antide Thouret, puis à La Valsainte (Suisse) sous la conduite de Don de Lestrange c’est à Chalon-sur-Saône qu’enfin sa vocation trouva à s’épanouir.

Le 12 mai 1807, Anne Javouhey, avec 8 autres jeunes filles, fit profession et reçut l’habit religieux lors d’une très belle célébration à l’église Saint-Pierre de Chalon. Cela faisait suite à l’obtention d’un décret d’autorisation signé par l’empereur Napoléon.

Elles étaient 9 jeunes femmes à devenir sœurs de Saint-Joseph en recevant un voile inspiré de la Vierge à l’enfant d’Autun :

  • Anne Javouhey (sœur Anne-Marie),
  • Pierrette Javouhey (sœur Marie-Thérèse),
  • Marie-Françoise Javouhey (sœur Marie-Joseph),
  • Claudine Javouhey (sœur Rosalie),
  • Philiberte Dardier (sœur Scholastique),
  • Jeanne Humbert,
  • Claudine Girault,
  • Anne Besson,
  • Jeanne Aignan.

Cluny, 1ère maison mère et 1er noviciat

Sans aucun lien avec la grande histoire clunisienne de l’ordre bénédictin, c’est un peu par hasard que monsieur Baltazar Javouhey a acquis pour ses filles, devenues religieuses, la maison des Récollets à Cluny en 1812.

Les relations avec les évêques d’Autun ne furent pas toujours faciles. Anne-Marie Javouhey fut pendant de nombreuses années en conflit avec Mgr d’Héricourt sur la dimension missionnaire et internationale de la congrégation. Mais à tout jamais le nom de Cluny fut attaché à cette nouvelle congrégation fondée pour le soin des malades et l’éducation des plus pauvres en tous lieux !

Pour faire fonction d’apôtre dans un temps où les apôtres l’abandonnent.

Mana, la sainte entreprise

C’est en Guyane qu’Anne-Marie Javouhey accomplit son œuvre la plus remarquable.

En lien avec le gouvernement français, elle prépara à la liberté des hommes, femmes, enfants réduits en esclavage en leur rendant leur propre dignité et le sens de la vie en société.  Pour cela, avec eux, elle défriche et construit un village pour eux sur les bords du fleuve Mana.

 Les rendre à eux-mêmes et à leur qualité d’homme.

Par cette action, elle prouve aux ministres et à tous les politiques de l’époque qu’

Ils sont fils du Père commun, comme nous.

Anne-Marie Javouhey n’a vécu à Mana que 5 puis 7 ans (1828-1833 puis 1835-1843) après un séjour en Afrique de l’Ouest. Mais de telles expériences pour une fondatrice supérieure générale sont exceptionnelles. Son action pour faire progresser la lutte pour l’abolition de l’esclavage aboutira en1848.

Paris, la maison mère

En 1849, Anne-Marie Javouhey achète une propriété au faubourg St Jacques (rue Méchain, Paris XIV) pour disposer d’une maison mère et d’un noviciat proche des ministères dont dépendent les départs des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny vers les 5 continents.

C’est dans cette maison qu’elle décède le 15 juillet 1851.

La maison n’ayant pas encore de chapelle sur place, son inhumation eut donc lieu dans l’école-pensionnat de Senlis.

Aujourd’hui encore, cette maison jouxtant l’hôpital Cochin et la prison de la santé est le centre de la congrégation. Il accueille le Conseil Général et la Supérieure Générale avec leurs services d’unité. Tous les 6 ans les sœurs s’y regroupent en chapitre général.